UN ANCIEN OTAGE ARMÉNIEN DÉCÉDÉ - URGENT : PROTÉGER LES OTAGES LIBÉRÉS SURVIVANTS (LIBERTAS)
- 10 juin
- 2 min de lecture
LIBERTAS* a le regret d’annoncer le décès des suites d’un cancer de l’ancien prisonnier de guerre Karlen Stepanyan, le 10 juin dernier. LIBERTAS se joint à ses partenaires en Arménie, l’ONG ARPI** de Vanadzor, et le Centre de santé mentale Séda Ghazarian INTRA*** d’EREVAN qui l’avaient soigné depuis sa libération fin 2021, pour pleurer sa disparition après une rude bataille contre la maladie.

Il avait 52 ans. Sa femme l’avait quitté après sa capture; Malade et sans ressources, il avait survécu quelque temps grâce à la maigre pension de sa mère malade. Après le décès de celle-ci, durant l’hiver dernier, alerté par l’ONG ARPI - Vanadzor de ses conditions catastrophiques de santé et de logement, LIBERTAS avait mobilisé ses moyens pour lui venir en aide.
Pour LIBERTAS, cette disparition met en évidence l’inhumanité qui frappe les otages après leur libération, en raison de l’absence d’un statut officiel qui leur assurerait une prise en charge des graves problèmes qu’ils éprouvent après leur libération.
En janvier dernier, le Parlement arménien avait, à juste titre, adopté une loi reconnaissant un statut aux personnes disparues depuis l’agression par l’Azerbaïdjan de 2020.
Or à ce jour, les violences faites d’humiliations, de tortures physiques et psychologiques subies par les militaires et civils arméniens capturés, ne sont pas considérées comme des dommages découlant de leur engagement dans la défense du pays.
LIBERTAS annonce avoir effectué une étude comparative portant sur le traitement réservé aux otages et à leur famille dans plusieurs pays, démocratiques ou non, et mettant en évidence une prise en charge des principales conséquences des mauvais traitements subis, comprenant les soins physiques et psychologiques nécessaires, un dispositif en faveur du logement et de la réinsertion professionnelle et sociale, une aide à leurs enfants.
Une attention particulière qui fait aujourd’hui défaut à l’attitude de l’Etat arménien qui semble abandonner ces victimes à leur sort après leur libération.
Pour LIBERTAS, cette situation doit changer.
Aussi, il s’engage à organiser en octobre prochain, une conférence internationale réunissant à Erevan des juristes, des ONG et des acteurs des soins post-traumatiques pour attirer l’attention de la société et de la classe politique arméniennes sur ce problème crucial.
Pour tout savoir sur cette conférence vous pouvez vous adresser à
*LIBERTAS agit pour la libération des otages d’Etat arméniens et la réhabilitation des prisonniers libérés
**ARPI est une ONG d’Arménie. Des assistantes sociales et psychologues d’ARPI travaillent sur le terrain pour le soutien psychosocial aux anciens prisonniers de guerre, en partenariat avec INTRA, dans le cadre du programme de LIBERTAS. ARPI, à sa création, aidait des enfants et des femmes victimes du séisme de 1988, et aujourd’hui coopère notamment avec le Fondation Aznavour.
***INTRA, Fondation Seda Ghazarian pour la santé mentale à Erevan, est partenaire de LIBERTAS pour déployer en Arménie son programme de soutien psychosocial aux anciens prisonniers de guerre.
INTRA, dirigé par Khachatur Gasparyan, est également soutenu par la Délégation en Arménie du CICR, et ses experts coopèrent également avec « Santé Arménie » et l'hôpital psychiatrique Vinatier de Lyon.
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