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Le président Aliev dans une galerie de casques appartenant à des soldats arméniens tombés au combat dans le parc des trophées militaires (Photo : Bureau du président de la République d'Azerbaïdjan, 12 avril 2021)

Notre campagne

Selon les informations d'ONG de défense des droits humains, confirmées par le CICR, l'Azerbaïdjan détient toujours 23 prisonniers de guerre arméniens, accusés de terrorisme et condamnés, à l'issue de simulacres de procès, à des peines allant de 4 à 20 ans de prison, en violation du droit international et des propres engagements de l'Azerbaïdjan dans le cadre de la déclaration de cessez-le-feu du 10 novembre 2020.  

 

 

Face à une telle injustice, nos trois ONG - le centre Covcas, Hyestart et l'Observatoire d'Arménophobie- ont décidé de lancer une campagne de solidarité internationale visant au parrainage des prisonniers de guerre arméniens détenus abusivement par l'Azerbaïdjan par des collectivités, des ONG ou des personnalités afin d'exiger leur rapatriement dans les meilleurs délais.  ​

Le contexte actuel 

En septembre 2020, pour la deuxième fois depuis la fin de l’URSS, l'Azerbaïdjan a enclenché une guerre de grande envergure dans le Haut-Karabagh, après 26 ans de conflit gelé. Suite à cette guerre des 44 jours, le 9 novembre 2020, une déclaration tripartite de cessez-le-feu avait été signée entre les présidents azéri, russe et le Premier Ministre arménien, en vue d’un accord de paix ultérieur. 

Cet accord prévoit l’échange de tous les prisonniers de guerre entre d’une part l'Azerbaïdjan, et d’autre part, l’Arménie et le Haut-Karabagh. Ainsi, dès le début de 2021, tous les prisonniers de guerre azerbaïdjanais ont été restitués par l’Arménie. 

Le processus de retour d’une partie des prisonniers de guerre avec des civils capturés arméniens s’est fait en plusieurs vagues en 2021, mais l’Azerbaïdjan a délibérément interrompu la restitution des prisonniers restants, faisant de leur libération un objet de chantage dans ses relations avec l’Arménie. Plus encore, dès 2021 l’armée azerbaïdjanaise a fait plusieurs incursions dans le territoire de l’Arménie même, faisant à chaque fois de nouveaux prisonniers. 

Selon les informations des ONG de défense de droits humains confirmées par le CICR, Bakou détient encore 23 prisonniers de guerre confirmés, accusés de surcroît de terrorisme, et condamnés, après un simulacre de jugement, à des peines allant de 4 à 20 ans d’emprisonnement. 

Outre ces 23 prisonniers de guerre, de nombreuses preuves indiquent l'existence d'au moins 80 autres personnes capturées (vidéos de leur capture, témoignages d'anciens prisonniers libérés...) dont on n'a plus de nouvelles, et dont l'Azerbaïdjan nie l'existence. Le sort de ces "disparus de force" reste incertain, car le CICR ne dispose pas d'informations les concernant, et ne peut leur rendre visite. Selon Me Siranouch Sahakyan, avocate des familles des prisonniers de guerre, l'Azerbaïdjan aurait rendu à l'Arménie quarante corps de soldats tués, alors même qu'on dispose de preuves vidéos de leur capture. L'Azerbaïdjan n'a jamais donné d'explication concernant ces meurtres. 

Le 15 juin 2021, lors d’un déplacement dans le Haut-Karabagh en compagnie du Président turc Erdogan et de son épouse, le président azerbaïdjanais a ouvertement admis « détenir encore de nombreux prisonniers de guerre arméniens », et être en mesure de les utiliser pour contraindre l’Arménie à des concessions non prévues par l’accord tripartite de novembre 2020.

Parrainer un prisonnier de guerre arménien

Notre objectif: la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers de guerre arméniens 

Le parrainage d'un prisonnier de guerre constitue le cœur de cette campagne de solidarité. Parrainer un prisonnier de guerre arménien, c'est le protéger des traitements cruels, inhumains ou dégradants qu'il subit systématiquement lors de son incarcération dans l'un des pires pays du monde en termes de droits et libertés universels, qui est également soupçonné d'utiliser ces hommes comme otages et comme monnaie d'échange afin d'obtenir toujours plus de concessions de la part de l'Arménie et de l'Artsakh (Haut-Karabagh). ​ 

 

Outre les 23 prisonniers de guerre reconnus officiellement, on n'a pas de nouvelles d'au moins 80 autres personnes capturées dont l'Azerbaïdjan nie l'existence. Le sort de ces "disparus de force" reste incertain, car le CICR ne dispose pas d'informations les concernant, et ne peut leur rendre visite.  

 

Cette politique de l'Azerbaïdjan s'inscrit dans ce que le Parlement européen a qualifié à juste titre dans une résolution du 10 mars 2022 de "politique étatique d'arménophobie systématique, de révisionnisme historique et de haine envers les Arméniens promue par les autorités azerbaïdjanaises" (point 2). Par exemple, le Parlement azerbaïdjanais a adopté une déclaration en mars 2023 qualifiant la diaspora arménienne de "tumeur cancéreuse de l'Europe".​ 

 

#FreeArmenianPOWs - votre soutien peut les sauver, votre voix peut donner de l'espoir à leurs familles.   

 

Unissons nos voix pour garantir leur droit à la vie, à la liberté et à la sécurité !

Pour plus d'informations sur les formules de parrainages, veuillez nous contacter à contactlibertas2020@gmail.com

Les manifestants demandent la libération immédiate des prisonniers de guerre et civils arméniens devant l'ONU à Genève le 15 avril 2021. Manifestation organisée par le Global Armenian Movement
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