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Prisonniers arméniens détenus à Bakou : faire front commun pour leur libération et la protection de leurs droits (LIBERTAS)

il y a 2 jours
2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 10 heures

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Erevan, le 16 octobre 2026


Face à la détention de 20 prisonniers arméniens à Bakou, une conférence internationale à Erevan appelle à amplifier la mobilisation en Arménie et dans la diaspora, à renforcer les recours internationaux et à construire des politiques publiques de protection des prisonniers et de leurs familles.


À l’initiative du Centre Covcas pour le Droit et la résolution des conflits, dans le cadre de sa campagne *LIBERTAS*, une conférence internationale multidisciplinaire s’est tenue le 16 octobre à Erevan, consacrée aux prisonniers arméniens détenus à Bakou et aux défis auxquels sont confrontés les prisonniers libérés et leurs familles.


Les débats ont abordé les recours devant les juridictions internationales, les mécanismes de protection internationale des prisonniers, indépendamment de la question de la reconnaissance internationale du Haut-Karabakh, ainsi que les procès et les violations de leurs droits. Les conséquences psychologiques de la captivité, notamment les traumatismes et les troubles de stress post-traumatique, ont également été examinées, de même que les politiques publiques nécessaires à la reconnaissance et à la protection des prisonniers, actuels et anciens, et de leurs proches.


La conférence a été marquée par la projection en avant-première du film documentaire Prisonniers de guerre, du cinéaste Tigran Paskevichian, qui a donné une dimension supplémentaire à cette réflexion sur la captivité et le sort des détenus.


« Faire corps autour des familles » : un appel à la mobilisation collective


Hilda Tchoboian, présidente du Centre Covcas et initiatrice du mouvement LIBERTAS, a appelé la société arménienne, en Arménie et dans la diaspora, à faire corps autour des familles des prisonniers. L’objectif : renforcer leurs démarches, accroître leur capacité à interpeller les pouvoirs publics et créer un véritable effet de masse susceptible de peser sur les décisions gouvernementales et d’intensifier les efforts en faveur de la libération des détenus.


La conférence a souligné l’urgence de transformer les mobilisations dispersées en une action collective, visible et durable. Elle a également rappelé que la libération ne met pas fin aux épreuves : les anciens détenus et leurs familles ont besoin d’une reconnaissance, d’une protection et d’un accompagnement adaptés aux conséquences de la captivité.


La liberté des prisonniers, la défense de leurs droits et la réintégration des personnes libérées ne peuvent reposer sur les seules familles. Elles exigent un engagement collectif et une responsabilité publique à la hauteur des enjeux.


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