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PROCÈS DE BAKOU : l'ONG CIJ (Commission Internationale de Juristes) dénonce les procès politiques des otages arméniens (LIBERTAS)

  • 16 mai
  • 2 min de lecture

Le rapport de la CIJ* du 16 mai 2026 expose le système judiciaire azerbaïdjanais comme marqué par un contrôle exercé sur les avocats, via l’exclusion de ceux perçus comme des défenseurs des droits de l’homme et d’autres formes de représailles, des restrictions du droit de la défense, des pressions politiques ainsi que des allégations de torture et de mauvais traitements.

Concernant ces faiblesses structurelles, la CIJ déplore d’autre part le manque de progrès substantiel en dépit des recommandations formulées par elle-même et d’autres organisations internationales depuis 2016.


L’examen de ces défaillances est accablant concernant les procès de 2025 contre d’anciens responsables du Haut-Karabakh, tous condamnés à de très lourdes peines** : “civils jugés devant un tribunal militaire”, “accusés se voyant refuser l’accès effectif à un avocat de leur choix”, “pièces du dossier dissimulées ou fournies dans une langue que les accusés ne comprenaient pas”, “requêtes de la défense rejetées sans motivation et omises du procès-verbal”, “interprétation insuffisante ou inexistante”, “accès du public, y compris des représentants diplomatiques accrédités, refusé”, “procédure n’ayant pas respecté les garanties d’équité et d’égalité des moyens requises par la législation internationale des droits de l’homme”. 


Ce rapport souligne également que les prisonniers arméniens auraient été soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants, notamment des privations de sommeil et d’eau, ainsi qu’à d’autres pratiques abusives pendant leur détention.


LIBERTAS salue ce rapport de la CIJ et avec celle-ci appelle les gouvernements et les acteurs internationaux, en particulier l’exécutif européen, à ne pas détourner le regard face au sort des otages arméniens et insiste sur la nécessité d’une surveillance internationale indépendante des procédures judiciaires en Azerbaïdjan.


LIBERTAS rappelle que le respect du droit à un procès équitable, de l’intégrité physique et psychologique des détenus ainsi que de leur dignité constitue une obligation fondamentale du droit international qui ne peut être ignorée ou relativisée pour des considérations politiques.

Face aux informations alarmantes concernant les procès des prisonniers arméniens à Bakou, une attention et une mobilisation internationales demeurent indispensables afin de garantir le respect des principes fondamentaux de justice et de dignité humaine. 



**Ces procès interviennent après le blocus du Haut-Karabakh pendant 9 mois et le déplacement forcé de plus de 120 000 Arméniens de l’Artsakh à la suite de l’offensive militaire de septembre 2023.

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LIBERTAS agit pour la libération des 20 otages d’Etat arméniens et la réhabilitation des prisonniers libérés․

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