Un « grand deal » entre les USA et l’Azerbaïdjan pour une libération des prisonniers arméniens ? (LIBERTAS)
- 10 mai
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Dernière mise à jour : il y a 8 heures
L'Atlantic Council a publié une tribune le 10 mai 2026*, appelant les USA à conclure un accord politique global avec l'Azerbaïdjan.
Selon cette proposition, Washington devrait lever définitivement les restrictions prévues par la Section 907 du FREEDOM Support Act, tandis que l'Azerbaïdjan procéderait à la libération de plusieurs détenus, notamment des prisonniers politiques azerbaïdjanais et certains détenus arméniens. Les auteurs présentent cette initiative comme une opportunité de renforcer les relations stratégiques entre les États-Unis et l'Azerbaïdjan tout en contribuant au processus de paix dans le Caucase du Sud.

LIBERTAS prend acte de ce plan et réaffirme que la protection des droits humains ne saurait être subordonnée à des considérations géopolitiques ou à des négociations stratégiques entre États.
Si toute initiative susceptible de conduire à la libération de personnes détenues arbitrairement doit être saluée, il convient de rappeler que la liberté, la dignité et les droits fondamentaux des individus ne constituent pas une monnaie d'échange diplomatique.
En l’occurrence, selon ce plan, non seulement l’Azerbaïdjan ne serait pas sanctionné pour le nettoyage ethnique des arméniens du Haut-Karabakh qu’il a mené en 2023, mais deviendrait un partenaire honorable des USA par la levée d’une sanction mise en place en 1992 précisément pour son traitement infligé aux Arméniens, et d’autre part le cynisme de Bakou serait conforté en obtenant, un avantage politique en échange des otages d’Etat arméniens soit exactement ce qu’il espérait en les prenant.
La libération des prisonniers politiques et celle des Arméniens détenus à Bakou doit résulter du respect des obligations internationales en matière de droits humains et non d'une transaction politique.
LIBERTAS, qui ne pourrait que se réjouir de la libération des otages d’Etat arméniens, exprime sa préoccupation face à toute approche susceptible de transformer des personnes privées de liberté en instruments de négociation, et rappelle qu’une paix durable et juste dans le Caucase du Sud ne peut être construite qu'à travers le respect du droit international, la protection effective des droits humains et la lutte contre l'impunité.
LIBERTAS rappelle d’autre part que, face à une dictature violant le droit international, l’histoire montrant largement que l’apaisement est une voie sans issue, recommanderait plutôt la fermeté aux USA et aux autres démocraties :
· en renforçant les sanctions contre l’Azerbaïdjan et non en supprimant la dernière.
· en faisant d’avantages d’investissements dans la société civile d’Azerbaïdjan pour y faire avancer la démocratie, les droits de l’homme et l’état de droit. LIBERTAS appelle donc les acteurs internationaux à placer la justice, la dignité humaine et les droits fondamentaux au centre de leurs initiatives diplomatiques et de leurs efforts en faveur de la paix.
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LIBERTAS agit pour la libération des otages d’Etat arméniens et la réhabilitation des prisonniers libérés․



